Guides pratiques

Combien coûtent les frais de succession en France ?

Par Eric · 15 avril 2026 · 4 min de lecture

L’essentiel : les frais de succession comprennent surtout les droits de succession, calculés après un abattement qui dépend du lien de parenté (100 000 € par enfant), et les frais de notaire. Le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits.

Parler d’argent juste après un décès peut sembler déplacé, voire inconfortable. Beaucoup de familles hésitent à aborder le sujet, comme s’il entrait en contradiction avec le moment qu’elles traversent. Pourtant, s’interroger sur le coût d’une succession est parfaitement normal. Ces questions font partie des démarches administratives à gérer, au même titre que les autres formalités après un décès.

Comprendre les frais de succession permet d’anticiper, d’éviter les mauvaises surprises notamment auprès des impots et de prendre des décisions plus sereinement. 

1. De quoi parle-t-on exactement ?

Les frais de succession regroupent principalement :

Les droits de succession (impôts dus à l’État)
Les frais de notaire
Éventuellement, certains frais annexes (certificats, évaluations…)

La part la plus importante reste généralement constituée par les droits de succession.

2. Les droits de succession : comment sont-ils calculés ?

Les droits de succession dépendent de trois éléments :

1Le lien de parenté avec le défunt
2Le montant hérité
3Les abattements fiscaux applicables

1. Les abattements

Avant toute taxation, un abattement est appliqué :

Lien avec le défuntAbattement
Conjoint marié ou partenaire de PACSExonération totale
Enfant ou parent100 000 €
Frère ou sœur15 932 €
Neveu ou nièce7 967 €
Autres héritiers1 594 €

Le conjoint survivant ou le partenaire de PACS est exonéré de droits de succession.

2. Le barème d’imposition

Après abattement, un barème progressif s’applique. Par exemple, pour les enfants :

  • 5 % jusqu’à 8 072 €
  • 10 % jusqu’à 12 109 €
  • 15 % jusqu’à 15 932 €
  • 20 % jusqu’à 552 324 €
  • Et jusqu’à 45 % au-delà

Plus le lien de parenté est éloigné, plus le taux est élevé (jusqu’à 60 %).

Exemple concret

Si vous héritez de 150 000 € de votre parent :

  • Abattement : 100 000 €
  • Montant taxable : 50 000 €

Ce montant sera ensuite imposé selon le barème progressif (environ 8 000 à 9 000 € de droits dans ce cas).

3. Les frais de notaire : à prévoir également

Les frais de notaire ne sont pas des “frais libres” : ils sont encadrés par la loi.

Ils comprennent :

Les émoluments (rémunération réglementée)
Les débours (frais avancés)
Les taxes

En moyenne, ils représentent 1 % à 5 % de l’actif successoral, selon la complexité du dossier.

Conseil

Anticiper la succession (donations, organisation du patrimoine) peut significativement réduire les droits à payer. Même après un décès, vérifier les abattements et exonérations applicables permet d’éviter de payer plus que nécessaire.

4. Existe-t-il des exonérations ?

Oui, certains cas permettent une exonération partielle ou totale :

Conjoint ou partenaire de PACS : exonération totale
Certaines transmissions d’entreprises (sous conditions)
Biens spécifiques comme les monuments historiques (sous conditions strictes)

5. Quels délais pour payer ?

La déclaration de succession doit être déposée :

Dans les 6 mois suivant le décès (en France métropolitaine)

Le paiement des droits intervient en même temps, sauf demande de paiement différé ou fractionné.

Ce qu’il faut retenir

Le coût d’une succession en France varie fortement selon votre situation personnelle. Entre abattements, barèmes et frais annexes, il est parfois difficile de s’y retrouver — surtout dans un moment où l’on doit déjà gérer de nombreuses démarches administratives.

Comprendre ces règles permet d’éviter les erreurs, les retards ou les coûts imprévus.

Gérer une succession demande du temps et de la rigueur. Pendant que le notaire s’occupe des actes, Demelia peut prendre en charge les démarches administratives autour de la succession pour que vous n’ayez rien à oublier.

Questions fréquentes

Qui paie les droits de succession ?

Chaque héritier paie les droits sur la part qu’il reçoit. Ils sont réglés au dépôt de la déclaration de succession, sauf demande de paiement fractionné ou différé.

Non. Elle n’est pas obligatoire pour le conjoint, le partenaire de PACS et les héritiers en ligne directe si l’actif brut est inférieur à 50 000 € et qu’il n’y a pas eu de donation antérieure non déclarée. Pour les autres héritiers, le seuil est de 3 000 €.

La succession elle-même relève des héritiers et du notaire. Demelia prend en charge les démarches administratives qui l’entourent (banques, organismes, contrats, résiliations) et, avec l’offre Confort, assure la coordination avec le notaire.